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Allassac


Vocable :saint-Jean-Baptiste
Epoque :12e, 14e et 15e siècles

Historique :La ville d'Allassac était un fief important de l'évêque de Limoges, qui en était le suzerain direct. Le château qu'il possédait dans l'endroit jouxtait l'église, en ville murée : la tour César, du XIIIe siècle, en constitue le dernier vestige. L'église connut de nombreux remaniements à travers le temps. De l'époque romane, il subsite les deux portails, ouverts à l'ouest et au midi, et une partie des murs de la nef. Le clocher-porche, au-dessus de l'entrée occidentale, fut fortifié aux alentours du XIVe siècle. En 1352, l'évêque Jean de Cros engagea des frais pour consolider les défenses de son château d'Allassac, en prévention d'une attaque anglaise. Il put à cette occasion faire élever une tour au clocher de l'église. La même époque vit l'adjonction de chapelles latérales destinées au culte privé des seigneurs, la plus tardive datant du milieu du XVe siècle. La nef fut probablement voûtée d'ogives une première fois vers cette époque, mais les nervures en bois que nous voyons aujourd'hui datent du XIXe.

Descriptif :La nef ne présente plus de caractère roman, hormis une colonne isolée et le départ d'un arc de décharge. L'intérieur est nettement gothique: quatre chapelles latérales sont ouvertes dans la nef, en avant et au niveau du choeur. Celui-ci, dans le prolongement de la nef, est à fond plat. Les portails nous ramènent à l'époque romane. Le portail occidental, exposé aux intempéries, est très abîmé, et a perdu ses colonnettes. Celui du sud, abrité dans un massif saillant, est mieux conservé et mieux ouvragé: quatre voussures logent dans leurs angles tores et colonnettes, et de petits chapiteaux sculptés (malheureusement mutilés). L'intrados de l'arc d'entrée est polylobé. L'appareillage est fait de pierres gréseuses, alors que les parties postérieures emploient plus volontiers le schiste. Les couleurs tantôt ocres, tantôt blondes ou grises, créent un bel effet d'alternance. D'intéressants modillons sculptés soutiennent une corniche au faîte du mur de l'avant-corps.

Sculpture :Chapiteaux (portail sud): griffons accolés; personnage dévoré par trois monstres; décor végétal : feuilles d'eau surmontées de tiges formant volutes; d'autres chapiteaux sont historiés, mais hélas illisibles. Modillons (entrée sud): belle galerie de personnages grimaçants, tourmentés; un avare est étranglé par la bourse qu'il a au cou; un autre personnage tire une langue démesurée; visage barbu d'un homme qui semble casqué (un seigneur?); visage supplicié d'un homme dont les cheveux -ou les mains- semblent dégouliner.

Sources :-Poulbrière, Dictionnaire des paroisses du diocèse de Tulle (T.1, p.31-40)
-C. Andrault-Schmitt, Limousin gothique (Picard)
-Combrouze-Lafaye, Les églises fortifiées du Limousin
-J.-L. Lascaux, Allassac, un pays, une histoire

 

 

 

 

 

 

 

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